S'indigner contre la nature qui produit un vent trop puissant à mon goût.
Râler à chaque occurrence d'un bruit dont la source est totalement hors de mon contrôle.
Réduire à néant l'écriture d'un solitaire.
Quel genre de maturité est-ce là ?
En revanche, je ressens à nouveau le plaisir de manger sainement, de marcher davantage, un petit cap me semble franchi de ce côté là.
Je ne consomme plus de sucre raffiné.
Je redécouvre le bonheur sensuel d'acheter des produits frais, les préparer, les cuisiner.
Cela réclame un peu d'imagination également, de découverte.
J'ai l'impression de me diriger vers la configuration exacte de ma psyché lors de décembre/janvier derniers lorsque je me sentais si serein et détendu.
J'ai dévoré mes trois premières tomates, délicieusement tiédies par le soleil.
Je fais de nouveau de longues marches, je dois me concentrer sur l'architecture, les plantes, les oiseaux et sciemment éviter que mon regard tombe sur une paire de gros nichons.